Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Document Actions

Laissez-vous réconcilier

14 octobre 2009

Demander pardon : une faiblesse ou une force ? La richesse du sacrement : fruits - pratique

Demander pardon : une faiblesse ou une force ?

  • Demander pardon libère : le fait de garder une faute secrète pèse, consomme de l’énergie, empêche d’avancer; c’est un fait bien connu des psychologues. L’aveu apparaît alors comme une libération.
  • Demander pardon améliore la qualité des relations familiales : en couple, entre parents et enfants, il est bon de savoir se pardonner mutuellement.

L’amour est en effet la source du vrai pardon, et la famille est le lieu privilégié de son apprentissage : "Père... pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés".
Etre pardonné nous apprend à pardonner à notre tour, et l’amour humain s’en trouve grandi.
Pardonner, demander pardon, accueillir le pardon, ce n’est jamais facile, mais c’est ce qu’il y a de plus grand dans l’amour. L’amour est grand parce qu’il est exigeant. Il n’y a pas de grandeur sans exigence.
Pour nous chrétiens, il s’agit de nous réconcilier avec notre Père qui est au ciel. Dans l’Eglise, le pardon de Dieu se manifeste à travers un sacrement spécifique, que tout baptisé peut recevoir aussi souvent qu’il le souhaite et en a besoin.


La richesse du sacrement
 

Le catéchisme de l’Eglise catholique énumère les diverses appellations de ce sacrement, qui en manifestent toute la richesse, et dont aucun, à lui seul, ne saurait rendre compte.
On l’appelle :

  • sacrement de conversion parce que l’homme reprend le chemin vers le Père dont il s’était détourné par le péché,
  • sacrement de pénitence parce que le sacrement est donné lors d’une démarche personnelle et ecclésiale de repentir,
  • sacrement de confession parce qu’il y a, à la fois aveu des fautes et reconnaissance de la grandeur et de la miséricorde de Dieu,
  • sacrement du pardon parce que Dieu accorde au pénitent, par l’intermédiaire du prêtre, le pardon et la paix,
  • sacrement de réconciliation parce que le pécheur se réconcilie avec Dieu, et qu’il est prêt, de ce fait, à répondre à l’appel du Seigneur de se réconcilier avec son frère (cf Matthieu 5, 24 : "va d’abord te réconcilier avec ton frère").


Comme tout sacrement, il se vit à travers des signes, une parole et la présence d’un prêtre. C’est une célébration liturgique, qui peut se dérouler individuellement ou communautairement. Elle a toujours une dimension ecclésiale, car la réconciliation se fait avec le Christ dans son Eglise.
Elle est structurée en 4 temps :

  • s’accueillir mutuellement : temps de salutation, signe de croix. On peut réciter le "Je confesse Dieu",
  • écouter la Parole de Dieu pour éclairer la conscience et susciter le repentir dont dépend la vérité de la pénitence,
  • "confesser" l’amour de Dieu en même temps que notre péché : confession de foi, confession des péchés,
  • accueillir le pardon de Dieu pour en être les témoins : le prêtre donne l’absolution et le fidèle manifestera dans sa vie les fruits du pardon.
     

On parle de célébration communautaire quand "la confession personnelle des péchés et l’absolution individuelle sont insérées dans une liturgie de la Parole de Dieu, avec lectures et homélie, examen de conscience mené en commun, demande communautaire de pardon, prière du Notre Père et action de grâce en commun" (cf Catéchisme de l’Eglise catholique N° 1482).
La question du nombre suffisant de prêtres pour la confession et l’absolution individuelles n’est cependant pas simple à résoudre. Il appartient à l’évêque d’autoriser ou non l’absolution collective.


D’après un texte de Mme Elisabeth Gauché responsable diocésaine du chant liturgique et secrétaire de la pastorale liturgique et sacramentelle du diocèse de Sens-Auxerre.

 

<< Go back to list